TYPOLOGIE ET TYPOGOLF

Si le corps humain se conforme à une seule anatomie, il ne fonctionne pas de manière identique pour chaque individu.

 

Dans le sport, la typologie a permis de classifier les athlètes afin de définir quels mouvements et quelles techniques leur sont favorables. Les différences au golf sont éloquentes.

 

La typologie est une approche qui date des années 1990, lancée par un Américain, Jonathan P. Niednagel (auteur de "Your Key to Sport Success"), qui prenait ses sources dans le fonctionnement naturel et préférentiel du cerveau et des individus (par exemple: introverti ou extraverti, analytique ou créatif).

 

En Suisse c’est dans les années 2000 qu’a été diffusée et appliquée la typologie, grâce à Bertrand Theraulaz, le responsable de la formation Swiss Olympic à Macolin, qui met notamment en lumière les aspects moteurs liés aux préférences cérébrales. Elle figure d’ailleurs maintenant dans le programme de formation de la Swiss PGA.

 

C’est en se formant à Macolin pour ses Brevets Fédéraux d’entraîneur Jeunes Talents et d'entraîneur Sportifs d'Elite qu’Olivier Knupfer a découvert la typologie et s’est passionné pour la psychomotricité.

 

Selon Olivier Knupfer, la typologie permet d’atteindre la fluidité, qui elle-même induit la disponibilité pour le geste. En fait, la typologie est une approche du respect de la motricité. Elle définit le type de fonctionnement de l’athlète.

 

Toutes les semaines un golfeur professionnel gagne avec un swing différent. Pourtant tous ont au moins 3 points forts : l’équilibre, le rythme et l’énergie juste, au bon moment.

 

Détermination du profil moteur

 

Typogolf est une approche basée sur la motricité, l’équilibre et la vue en fonction du profil singulier de chacun, tel que la position devant la balle, la répartition du poids du corps, le swing partie gauche active ou partie droite active, etc.  L'objectif de cette approche est la fluidité et la liberté du mouvement.

 

Cette approche permet d'évaluer si le golfeur utilise ses compétences et son "swing naturel" ou s'il essaie d’adapter un mouvement qui ne lui correspond pas. 

Quatre types de motricité

 

Motricité fine (ST) sur les talons, alternances des côtés et travail des bras et des poignets

(Severiano Ballesteros, Fred Couples)

 

Motricité globale (SF) sur les talons, type robot, tout fonctionne «ensemble»

(Annika Sorenstam, Ernie Els)

 

Motricité à côté gauche (pour un droitier) dominant (NF) sur l’avant des pieds

(Tiger Woods, Rory McIlroy)

 

Motricité à côté droit (pour un droitier) dominant (NT) sur l’avant des pieds

(Graeme McDowell, Darren Clarke)

Une posture sur l'avant des pieds, typique d'une typologie NF ou NT, comme celle de Tiger Woods ou Graeme McDowell.

Une posture sur les talons, typique d'une typologie ST ou SF, adoptée naturellement par Ernie Els et Fred Couples.